L’exploitation et les abus sexuels commis sur les populations affectées par le personnel humanitaire et des missions de maintien de la paix constituent l’un des pires échecs de redevabilité envers ceux avec qui et pour qui nous travaillons. Comme le Secrétaire général des Nations Unies l’a clairement stipulé, la confiance que les populations nous accordent ne devrait jamais être brisée par d’abjects actes d’exploitation et d’abus sexuels. Il est de notre responsabilité de protéger ceux que nous servons. Ce webinaire se focalise sur les actions que tous les acteurs humanitaires et personnel des missions de maintien de la paix peuvent et doivent mettre en place concrètement dans leur pratique humanitaire pour, premièrement, s’assurer que la Protection contre l’exploitation et les abus sexuels (PSEA) est correctement mise en œuvre, et deuxièmement, qu’une protection et un soutien satisfaisants sont apportés aux survivants d’exploitation et d’abus sexuels. Nous prenons exemple sur les actions mises en œuvre en République centrafricaine, qui a été le théâtre de graves cas d’exploitation et d’abus sexuels.

Quelques mesures concrètes visant à s’assurer que la protection contre l’exploitation et les abus sexuels soient correctement mise en œuvre, incluent :

  1. L’identification d’un point focal pour la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels. Cette personne doit être connue des autres organisations internationales et nationales, du Coordonnateur Humanitaire, de l’Equipe Humanitaire Pays, et de la Mission de maintien de la paix. Cette personne doit aussi être formée sur le code de conduite inter-agences concernant la PEAS et doit remplir sa responsabilité de signaler tout écart de conduite.
  2. Avoir une bonne coordination entre les organisations humanitaires et les missions de maintien de la paix. Les rôles et les chaînes de la responsabilité de chaque membre doivent être connus de tous, y compris des communautés locales.
  3. La formation des communautés locales sur les codes de conduite auxquels les acteurs humanitaires et le personnel des missions de maintien de la paix sont liés, sur leurs droits en cas d’exploitation et abus sexuels, et sur les systèmes d’alerte existants pour dénoncer une violation.
  4. Prioriser la protection et l’assistance aux survivants. Les investigations doivent être suivies de manière confidentielle pour éviter tout acte de représailles contre les lanceurs d’alertes et les survivants.
  5. Automatiser l’application de sanctions administratives ou disciplinaires au sein de chaque organisation dans les cas où les allégations sont avérées.

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